Cet article explore les principales écoles de pensée économique : Classique, Néoclassique, Marxiste, Keynésienne, Monétariste, Autrichienne, et la Behavioral Economics (oui, celle qui étudie pourquoi on est si mauvais pour prendre des décisions avec l’argent). L’économie est passée de croire en des mains invisibles à faire confiance à un pigeon pour nous en apprendre plus sur les décisions rationnelles qu’un doctorat. Prépare-toi pour un voyage où l’inflation est le méchant, l’État est un personnage avec un complexe de super-héros, et le marché… c’est comme cet ami qui « dit qu’il arrange tout », mais seulement quand ça lui chante.
1. École Classique
(XVIIIe – XIXe siècle)
Tout commence avec Adam Smith, le père fondateur de l’économie moderne, qui un jour s’est dit :
« Et si le marché fonctionnait seul, comme un enfant bien éduqué ? »
Et c’est ainsi qu’est née la main invisible, la même idée derrière la révolution capitaliste, ce concept sexy qui sonne comme un art martial ou un méchant de Marvel. Smith disait que si chacun poursuivait son intérêt personnel, le bien-être commun s’obtiendrait comme par magie. En d’autres termes, si tout le monde veut s’enrichir en vendant du pain, finalement personne ne meurt de faim.
Spoiler : Ça ne se passe pas toujours comme ça.
Puis sont arrivés d’autres classiques comme Ricardo et Malthus. Ce dernier a essentiellement dit qu’on allait tous mourir de faim parce que la population croît plus vite que la nourriture. Ce qui ressemble à un scénario de « The Walking Dead », mais sans zombies, juste beaucoup de faim et d’herbe partagée.
2. École Néoclassique
(XIXe – XXe siècle)
Les néoclassiques ont repris les idées des classiques et ont dit :
« Dis, et si on utilisait des maths pour que ça sonne plus scientifique ? »
Et ainsi, avec beaucoup de graphiques et d’équations, ils ont commencé à modéliser l’être humain comme un « homo economicus », un individu rationnel, maximisateur, avec une calculatrice intégrée dans la tête.
Le problème, c’est que cet individu n’existe pas. Personne ne passe trois heures à comparer les prix de biscuits comme s’il s’agissait d’une décision de vie ou de mort.
Malgré tout, ces modèles sont élégants et aident à expliquer l’offre et la demande, les élasticités, et pourquoi on achète parfois des choses inutiles quand elles sont en solde.
3. Le Marxisme
(XIXe siècle – aujourd’hui, dans les réunions de gauche et sur les mugs avec Che Guevara)
Karl Marx a regardé les capitalistes et a dit :
« Ces gens exploitent les travailleurs comme s’ils étaient des piles humaines. »
Pour Marx, l’histoire est une lutte des classes. Le capitaliste (propriétaire des moyens de production) extrait de la valeur du travailleur et s’enrichit tandis que l’ouvrier mange du pain dur avec des larmes.
Sa proposition : Révolution, socialisme, puis communisme.
Pour certains, c’est une critique valide et nécessaire. Pour d’autres, c’est la raison pour laquelle on ne trouve pas de papier toilette dans certains pays. Quoi qu’il en soit, Marx a apporté des concepts comme la plus-value, l’aliénation, et des memes très intenses.
4. Le Keynésianisme
(XXe siècle, en cravate élégante, café en main)
Quand la Grande Dépression a frappé le monde comme un karma pour avoir dansé le Charleston, John Maynard Keynes est entré en scène avec sa théorie :
« Le marché ne se répare pas toujours seul. Parfois, il reste allongé sur le trottoir en attendant de l’aide. »
Pour Keynes, l’État doit intervenir dans l’économie pendant les crises, en injectant des dépenses publiques, en créant des emplois et en évitant que tout s’effondre. C’est comme dire à l’État : « Prends cette carte de crédit et sauve la fête ».
Keynes était détesté par les conservateurs et adoré par ceux qui croyaient que construire des routes pouvait aussi arranger l’économie (et bon, parfois ça marche).
5. Le Monétarisme
(XXe siècle – quand l’inflation est devenue le Voldemort de l’économie)
Milton Friedman, le grand gourou du monétarisme, est allé jusqu’à dire :
« Les dépenses publiques ne réparent rien si tu injectes de l’argent comme du Red Bull. Tout ce que tu obtiens, c’est de l’inflation. »
Friedman défendait l’idée que le contrôle de la monnaie est la clé. Pour lui, la politique monétaire (c’est-à-dire ce que fait la banque centrale avec l’imprimante à billets) est plus importante que les dépenses fiscales.
En résumé, sa devise était : « Moins d’État, plus de marché, et range l’imprimante. »
6. École Autrichienne
(XXe siècle – aujourd’hui, avec des adeptes qui citent Hayek en soirée)
L’école Autrichienne, menée par Menger, Hayek et von Mises, est comme la cousine libertarienne de l’économie. Elle croit en :
- La liberté individuelle
- Une intervention étatique nulle
- Et le fait que toute régulation est essentiellement le premier pas vers une dictature (du drame, s’il vous plaît !).
Pour eux, le marché est sage, l’État est maladroit, et le meilleur système est celui où chacun fait ce qu’il veut… tant qu’il ne demande pas de subventions.
Parfois ça sonne romantique, d’autres fois on dirait qu’on va tous finir par vendre des choses sur des marchés sans impôts.
7. La Behavioral Economics (Économie Comportementale)
(XXIe siècle – quand l’économie va chez le psy)
Quand on s’est rendu compte que l’« homo economicus » était aussi réel que les licornes, cette école est apparue pour étudier comment on prend réellement des décisions économiques : mal, avec des biais, des émotions, et de la faim.
Des noms comme Daniel Kahneman, Dan Ariely ou Richard Thaler ont démontré que le cerveau humain :
- Est paresseux.
- Est émotionnel.
- Et prend souvent des décisions comme s’il avait faim et sommeil en même temps.
Un exemple ? Acheter une assurance très chère pour un téléphone à 200 dollars, mais refuser de payer 5 dollars de plus pour de la nourriture saine.
Oui, on est comme ça.
Épilogue : qui a raison ?
La réponse est : tout le monde et personne.
Chaque école apporte un morceau du puzzle. Certaines servent pour les périodes de crise, d’autres pour les périodes de stabilité. Certaines expliquent pourquoi il y a des bulles financières, et d’autres permettent de comprendre pourquoi les gens font la queue pour acheter des croquettes véganes à l’or.
Conclusion :
L’économie n’est pas une science exacte, c’est plutôt une conversation éternelle sur la façon dont on gère des ressources limitées, des désirs infinis et des cerveaux compliqués.
Et si un jour tu te sens perdu en lisant sur la macroéconomie, l’inflation, les cycles économiques ou les taux d’intérêt, souviens-toi :
Même les économistes ne sont pas d’accord entre eux.
Mais ils sont tous payés pareil.
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